Assurance groupe : Bacquelaine favorable à un rendement variable pour les nouveaux contrats

27/02/15 à 07:13 - Mise à jour à 07:13

Source: Belga

Le ministre des Pensions Daniel Bacquelaine (MR) s'est dit favorable à un rendement variable uniquement pour les nouveaux contrats d'assurance groupe, qui permet aux travailleurs dont l'employeur a souscrit à l'assurance de bénéficier d'une pension complémentaire.

Assurance groupe : Bacquelaine favorable à un rendement variable pour les nouveaux contrats

Le nouveau ministre des Pensions Daniel Bacquelaine. © Belga

Les engagements pris dans le passé doivent être respectés afin de ne pas perdre la confiance des citoyens, a-t-il estimé jeudi soir sur le plateau de l'émission Terzake.

Le secteur des assurances a appelé le gouvernement à revoir à la baisse le rendement des contrats existants relatifs à l'assurance complémentaire dans le secteur privé. Selon les assureurs, les rendements actuels garantis par la loi de 3,25% (sur les cotisations de l'employeur) et 3,75 % (sur la part du travailleur) ne sont plus tenables.

Les partis de l'opposition sp.a et Groen s'y sont opposés, défendant le maintien de la confiance des travailleurs dans le système des pensions et refusant d'ajuster la législation relative à la rupture des contrats.

Daniel Bacquelaine a pris une position intermédiaire jeudi soir. Selon lui, le rendement actuel en matière d'assurance groupe est effectivement trop élevé. Le ministre libéral avance une préférence pour un rendement variable qui devrait suivre l'évolution des marchés, mais rester assez élevé pour maintenir l'intérêt de l'assurance.

Dans le cas contraire, le pouvoir d'achat des deux millions de pensionnés que compte la Belgique risquerait de se tasser, ce qui serait mauvais signe pour l'économie. Le ministre refuse toutefois de toucher aux contrats déjà existants, au risque de perdre la confiance des travailleurs. Selon lui, un rendement variable serait acceptable pour les nouveaux contrats uniquement.

Daniel Bacquelaine entend soumettre l'idée au Conseil national du travail, au sein duquel sont représentés employeurs, assureurs et travailleurs. Dans le cas où ces derniers ne trouvent aucun accord avant le mois de juin, le ministre prendra ses responsabilités.

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