Assises : Cheikhni avoue le homejacking de Roux mais nie celui de Lot

01/03/11 à 13:46 - Mise à jour à 13:46

Source: Le Vif

Dans le procès d'Assises de Bruxelles concernant le meurtre de Kitty Van Nieuwenhuysen, Noureddine Cheikhni, l'un des accusés avoue son implication dans le homejacking de Roux mais nie celui de Lot.

Assises : Cheikhni avoue le homejacking de Roux mais nie celui de Lot

© Belga

Dans le procès des accusés du meurtre de la jeune policière Kitty Van Nieuwenhuysen, de nouveaux éléments semblent s'ajouter au dossier. En effet, Noureddine Cheikhni, l'un des trois accusés, a affirmé aujourd'hui devant la Cour d'Assisses de Bruxelles, qu'il était bel et bien impliqué dans le homejacking de Roux en novembre 2007, fait qu'il avait jusque là nié.

Noureddine Cheikhni, Galip Kurum et Hassan Iasir sont accusés de plusieurs crimes dont le homejacking de décembre 2007 à Lot qui avait coûté la vie à la policière Kitty Van Nieuwenhuysen.

"J'ai nié dans un premier temps les faits de Roux car j'avais peur qu'on fasse un amalgame avec les faits de Lot dont on m'accusait également d'être l'auteur", s'est exprimé Noureddine Cheikhni.

L'accusé prétend assumer la responsabilité de ses actes et nie toute implication des deux co-accusés Galip Kurum et Hassan Iasir dans le cambriolage.

"Et s'ils étaient impliqués, le diriez-vous?", a questionné le juge assesseur Olivier Bastyns. "Peut-être bien que oui, peut-être bien que non", a répondu l'accusé. Il refuse également de fournir l'identité des deux complices qui l'accompagnaient alors au moment des faits.

Dans la nuit du 7 au 8 novembre 2007, un couple de personnes âgées avait été agressé à son domicile. Les victimes avaient été séquestrées par des hommes cagoulés qui semblaient être bien informés sur l'existence de leur coffre-fort.

C'est une tâche de sang sur les lieux de l'agression qui a pu mener à l'identification de Noureddine Cheikhni via l'ADN de celui-ci. L'accusé, interrogé par la présidente de la cour, Karin Gérard, nie par contre le homejacking de Lot.

Le dossier d'enquête mentionnait également que la femme séquestrée avait identifié à partir de photographies, Hassan Iasir comme étant l'un des auteurs de l'attaque commise en septembre 1997, de l'agence de change où elle travaillait.

La victime avait aussi affirmé qu'Hassan Iasir était passé à l'agence le 7 novembre 2007 et qu'il lui avait posé des questions sur le cours du dollar.

Dans le dossier relatif au meurtre de la policière, Me Sven Mary, l'avocat de la famille victime du homejacking à Lot, a demandé à la cour que les deux enfants de ses clients, âgés de 11 et 14 ans, puissent témoigner eux aussi mercredi. Entendre des mineurs témoigner devant la cour d'Assises n'est pas habituel mais "ils en ont formulé le souhait", a expliqué l'avocat. Les parties ne s'y opposant pas, cette demande a été acceptée.

LeVif.be avec Belga

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