Assad s'en prend violemment à la France, l'accusant de "soutien au terrorisme"

18/12/17 à 17:11 - Mise à jour à 17:12

Source: Belga

(Belga) Le président syrien Bachar al-Assad s'en est pris violemment lundi à la France, l'accusant de "soutien au terrorisme" et estimant qu'elle n'avait "pas le droit de parler de paix" en Syrie.

Sa diatribe intervient quelques jours après des déclarations de Paris accusant le régime de Damas d'avoir fait "obstruction" aux dernières négociations à Genève, qui ont échoué. "La France a été le porte-étendard du soutien au terrorisme en Syrie dès les premiers jours" du conflit, a estimé M. Assad, en référence au soutien apporté par Paris aux rebelles qui luttent contre son régime depuis 2011. "Elle n'est pas en position de donner une évaluation d'une conférence de paix", a-t-il déclaré à des journalistes, après avoir reçu à Damas une délégation de responsables et d'hommes d'affaires russes. "Celui qui soutient le terrorisme n'a pas le droit de parler de paix et n'a même pas le droit de s'ingérer dans les affaires syriennes", a-t-il précisé. Le dernier cycle de pourparlers organisé sous l'égide de l'ONU entre régime et opposition s'est achevé jeudi à Genève sans avancée. Le lendemain, le Quai d'Orsay avait dénoncé la "stratégie d'obstruction irresponsable" du régime, estimant qu'il avait "refusé de s'engager" dans les pourparlers. Dimanche, le président français Emmanuel Macron a estimé qu'il fallait "parler" à M. Assad tout en estimant que le dirigeant syrien devra "répondre de ses crimes". A ce jour, toutes les tentatives pour trouver une issue au conflit syrien se sont avérées infructueuses, avec comme principale pierre d'achoppement le sort du président Assad. (Belga)

Nos partenaires