Art et scénographie, un mariage en plein boom

08/03/16 à 14:35 - Mise à jour à 14:38

Source: Le Vif/l'express

Organisée dans la gare de Liège-Guillemins, l'exposition De Salvador à Dali mise autant sur la scénographie que sur les oeuvres présentées. Une pratique en plein essor. L'occasion de s'interroger sur son histoire, ses enjeux et ses limites.

D'emblée, l'annonce promotionnelle est claire, nous promettant un rendez-vous "riche en surprises, étonnements, découvertes et ravissements". Bref, une exposition qui... s'expose ? La pratique ne manque pas d'interroger. Un musée attire-t-il les foules pour son architecture, la qualité des pièces montrées, la singularité du propos ou...le talent du scénographe ? Quelles sont les véritables raisons qui poussent trois millions et demi de personnes à visiter le Vatican ? Et le Guggenheim de Bilbao, le Quai Branly ou encore la Fondation Vuitton à Paris, le Mucem à Marseille ? Dans Le musée demain (éditions Casimiro, 2015), le regretté Umberto Eco interrogeait le phénomène en comparant le nombre d'entrées annuel enregistré, à Milan, par deux institutions proches l'une de l'autre : 800 000 visiteurs pour le château Sforza, une superbe forteresse qui abrite peu de pièces intéressantes, contre 100 000 pour la pinacothèque de Brera, bâtiment d'allure assez quelconque mais possédant une des plus riches collections de peintures anciennes au monde. Pas de doute : le côté spectaculaire de certains bâtiments (cathédrales, palais et désormais musées) attire. Il faut les avoir vus, les avoir photographiés, les avoir contournés et s'être aventuré dans leurs espaces intérieurs.
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