Art et provoc : nécessité, marketing ou mauvais goût ?

21/03/16 à 13:40 - Mise à jour à 13:39

Source: Le Vif/l'express

L'art contemporain peut-il être encore subversif et espérer faire évoluer les mentalités ? Ou en est-il réduit à propager un vain marketing de la provocation ? Vaste question qui mérite d'être posée au moment où le sulfureux Andres Serrano s'expose à Bruxelles.

Le travail du photographe américain Andres Serrano appuie là où ça fait mal. Religion, mort, sexe ou violence. Ses oeuvres jouent avec les limites en se plaçant sur les terrains de jeux privilégiés de la provocation. C'est pour ça que plusieurs d'entre elles ont été jugées scandaleuses et, comme c'est souvent le cas, en conséquence, vandalisées. Pour les Musées royaux des beaux-arts de Belgique (MRBAB), à Bruxelles, exposer Serrano, c'est "questionner les limites de la censure", mais aussi "affirmer les valeurs qui nous fondent, contre la barbarie et l'intolérance, contre l'obscurantisme et l'inhumanité". Tout est-il aussi limpide au royaume de l'art contemporain que cette note d'intention ? Pas sûr...
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