Armes wallonnes : "les entreprises seront contraintes de délocaliser"

01/03/11 à 16:28 - Mise à jour à 16:27

Source: Le Vif

Si la réforme de l'octroi des licences d'exportation d'armes devait voir le jour en l'état actuel, les entreprises du secteur devront se réorganiser, notamment en délocalisant certaines de leurs productions à l'étranger, ont averti mardi Agoria Wallonie, le Belgian Security and Defense Industry (BSDI) et l'Union Wallonne des Entreprises (UWE) dans un communiqué.

Armes wallonnes : "les entreprises seront contraintes de délocaliser"

© Belga

"Si le secteur devait constater le caractère inéluctable de cette réforme en l'état, les entreprises concernées n'auront d'autre choix que de revoir leur stratégie pour s'adapter à ce nouveau cadre, notamment en étant contraintes de délocaliser certaines productions sur des sites industriels à l'étranger", a déclaré le directeur d'Agoria, Thierry Castagne

Selon elles, la réforme telle qu'elle est envisagée est trop restrictive et handicapera les entreprises wallonnes sur le marché mondial et européen. Elles demandent au gouvernement wallon de soumettre la réforme à un moratoire de trois ans afin de laisser aux entreprises le temps de prendre les dispositions qui s'imposent. Elles proposent de se mettre en conformité avec la législation européenne dans l'intervalle et d'appliquer la procédure actuelle pour les exportations hors d'Europe.

Les trois associations patronales demandent également la mise sur pied d'un fonds de reconversion pour faire face aux conséquences sociales, économiques et financières qu'entraînera, d'après elles, la réforme.

"Il ne s'agit en aucun cas d'une quelconque forme de chantage à l'emploi mais de tirer, avec lucidité et responsabilité, les conclusions des choix politiques qui ont été pris. S'il est de la responsabilité du Gouvernement de prendre des décisions dans la matière qui nous occupe, il est de la responsabilité des entreprises d'anticiper et de s'adapter de manière pragmatique et sans démagogie à la nouvelle réalité à laquelle elles seront confrontées", a ajouté M. Castagne.

Le Vif.be, avec Belga

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