Arco : De Gucht parle de "chantage" de la part du CD&V

11/03/13 à 07:30 - Mise à jour à 07:30

Source: Le Vif

La garantie publique en faveur des coopérateurs d'Arco, bras financier de l'ACW en Flandre et du MOC au sud du pays, a été générée "dans un mouvement qui peut difficilement être décrit autrement que comme du chantage", commente le commissaire européen Karel De Gucht, à l'époque ministre dans le gouvernement Leterme, ce lundi dans les colonnes du Morgen. "C'était une exigence absolue des chrétiens-démocrates".

Arco : De Gucht parle de "chantage" de la part du CD&V

© Reuters

Celui qui était alors ministre des Affaires étrangères a approuvé en 2008 l'opération de sauvetage qui accordait aux actionnaires d'Arco la même garantie publique que celle assurée aux épargnants. "J'ai toujours été contre cette décision. J'ai aussi toujours dit clairement que je trouvais que c'était une honte. Mais les libéraux étaient les seuls à penser comme ça. Finalement, tout le monde s'est mis d'accord sous la très forte pression du CD&V", explique Karel De Gucht.

"Il était 4h du matin et il y avait une banque au bord de la faillite. On ne pouvait pas se permettre de dire: 'réfléchissons calmement'", poursuit le commissaire européen. "Le PS soutenait la proposition du CD&V car grâce à cela, il pouvait sauver Ethias."

Il ajoute que Yves Leterme, alors Premier ministre, était également très critique par rapport à cette décision. Didier Reynders estimait également que c'était une honte d'agir ainsi. "La voix du CD&V et de l'ACW était Etienne Schouppe dans ce dossier. Leterme n'en a certainement jamais été la force motrice."

En savoir plus sur:

Nos partenaires