ArcelorMittal: Marcourt s'étonne des premières conclusions du rapport Laplace

21/01/12 à 14:11 - Mise à jour à 14:11

Source: Le Vif

Jean-Claude Marcourt, ministre wallon de l'Économie, s'étonne des conclusions du rapport de l'expert Laplace Conseil sur l'avenir de la sidérurgie liégeoise publiées samedi. Les syndicats évoquent un complot.

ArcelorMittal: Marcourt s'étonne des premières conclusions du rapport Laplace

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"Alors qu'en 2010, Laplace Conseil indiquait que les suggestions d'abandonner la sidérurgie à chaud pour se concentrer sur des activités dites plus porteuses ou plus 'modernes' revenait à se tirer non pas une, mais trois balles dans le pied, le rapport fait état aujourd'hui du fait que la fermeture de la phase à chaud est irréversible; mais il ajoute ensuite qu'on doit conclure de l'analyse des trois raisons présentées par ArcelorMittal que la fermeture proposée ne se justifie pas par des critères économiques réels. Cela laisse perplexe", a indiqué le ministre dans un communiqué.

Le ministre wallon insiste sur le fait qu'il ne s'agit que d'une première version du rapport, qui a fait l'objet vendredi d'une discussion au sein du comité de suivi de l'étude et doit encore être confrontée avec l'ensemble des parties prenantes.

Le rapport Laplace, commandé par la Sogepa, bras financier de la Région wallonne, estime que la fermeture du chaud à Liège est irréversible, et le froid, menacé. Laplace Conseil pointe notamment le déclin des outils, mais aussi l'attitude des Liégeois et des syndicats qui seraient trop revendicatifs et décourageraient les actionnaires. Il estime qu'un milliard d'euros sont nécessaires pour relancer la phase liquide.

Les syndicats évoquent un complot "Un rapport publié il y a deux ans était ultra favorable à la sidérurgie liégeoise", s'étonne Robert Rouzeeuw, président de la délégation FGTB. "On sent que c'est téléguidé, on se demande si ce n'est pas un complot. C'est en tout cas une déclaration de guerre aux syndicats", poursuit-il.

"Ce rapport est immonde et scandaleux", s'exclame David Camerini, président de la délégation syndicale CSC chez ArcelorMittal. "Il y a de quoi s'interroger : Mittal n'a-t-il pas fait pression ? Ce rapport remet même en doute le travail des organisations syndicales, or depuis des années, nous nous donnons corps et âmes, avec les travailleurs, pour maintenir l'outil", ajoute le représentant syndical, évoquant notamment un gel des salaires, une flexibilité à outrance, une diminution d'effectifs ou encore un plan de restructuration accepté par le personnel. Le front commun syndical se penchera sur le document dès lundi et prendra position. D'ici là, il appelle les travailleurs au calme.

LeVif.be avec Belga

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