Arcelor Mittal : le PS prône la défense des outils

04/02/13 à 14:39 - Mise à jour à 14:39

Source: Le Vif

Le Bureau du PS a réaffirmé lundi qu'aux côtés des travailleurs et de leurs représentants, il soutiendra et initiera toute démarche conduisant à la poursuite des activités sidérurgiques à Liège et dans l'ensemble de la Wallonie.

Arcelor Mittal : le PS prône la défense des outils

© Reuters

Le Parti Socialiste a appelé la Commission Européenne à élaborer sans tarder son plan d'action en faveur de la sidérurgie. Il a ajouté qu'il porterait, cet "ordre de mission, avec force et conviction, à tous les étages des institutions de l'Union Européenne".

Le parti désormais présidé par Paul Magnette, dit prôner une Europe capable de faire face avec détermination à des entreprises comme Mittal "qui n'ont pour but final que de désindustrialiser l'Europe. Le fait que Mittal ferme la porte à un repreneur en est la preuve la plus éhontée".

A ce sujet, le PS soutient la "task-force" mise en place par les gouvernements wallon et fédéral et associant toutes les parties prenantes, dont les organisations syndicales, pour sauver l'outil sidérurgique liégeois.

Précisant qu'il soutiendra toutes les initiatives pour garantir l'avenir des outils ainsi que du centre de recherche, le Parti Socialiste a réaffirmé que l'acier était "un produit d'avenir structurant pour la Wallonie".

Pour le PS, le comportement de Mittal démontre une fois encore, si nécessaire, qu'il est plus que temps de lier l'application du mécanisme des intérêts notionnels au maintien de l'emploi. Il est temps de voter les propositions de loi rédigées par ses mandataires dans ce sens. Il importe aussi de rechercher un consensus politique sur d'autres.

Le PS a évoqué à ce titre celles destinées à interdire aux entreprises qui procèdent à des licenciements collectifs de bénéficier des mesures publiques d'aide à l'embauche, à instaurer un dispositif dissuasif en matière de licenciements boursiers, et à obliger les entreprises qui mettent la clef sous le paillasson de prendre en compte les offres de reprises, et une autre qui vise à donner aux organes de concertation sociale la possibilité de faire usage d'un droit d'alerte et d'expertise.

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