Après Anvers et Bruxelles, Liège fait aussi appel à l'armée

19/01/15 à 18:10 - Mise à jour à 19:24

Source: Belga

Willy Demeyer, le bourgmestre de Liège, a décidé de faire appel à l'armée, a-t-il fait savoir ce lundi. Comme le lui autorise le gouvernement Michel, il veut recourir aux militaires pour sécuriser les institutions judiciaires de sa ville en raison des menaces terroristes.

Après Anvers et Bruxelles, Liège fait aussi appel à l'armée

Quelque 150 militaires sont déployés depuis samedi matin pour protéger "statiquement" une quinzaine de sites sensibles à Bruxelles et à Anvers. © BELGAIMAGE

"Le chef de corps a pris contact à ma demande avec l'officier de liaison de la police fédérale pour faire appel à l'armée", annonce Willy Demeyer. D'après lui, cette décision est motivée par les sollicitations qu'il a reçues du procureur du Roi et des magistrats. "La volonté est de ne pas réduire le volume d'activité des policiers actifs à Liège", ajoute-t-il.

L'élu PS réclame l'aide de la défense pour sécuriser "le palais de justice, avec ses trois implantations, et le tribunal de police rue Saint-Gilles".

Une réunion aura lieu demain/mardi pour organiser plus précisément la collaboration entre la police et l'armée ainsi que pour décider d'une éventuelle extension de la demande à d'autres bâtiments, tels que la synagogue et le centre culturel juif de Liège, actuellement protégés par la police.

Le bourgmestre ignore encore quand sa demande sera rencontrée et combien de militaires pourront être déployés à Liège.

Verviers ne souhaite pas faire appel à l'armée pour le moment

La zone de police Vesdre (Verviers-Dison-Pepinster) ne sollicite pas l'aide de l'armée pour le moment, indique-t-elle lundi dans un communiqué. La police locale demande toutefois l'appui de la police fédérale.

Une réunion de coordination relative à la sécurité de la zone Vesdre a eu lieu lundi matin, à l'initiative du bourgmestre de Verviers, Marc Elsen. Elle faisait suite notamment à la perquisition menée jeudi soir dans la ville au cours de laquelle deux individus suspectés de terrorisme ont trouvé la mort.

Marc Elsen ainsi que le chef de corps de la zone, le directeur coordinateur pour l'arrondissement de Liège, le coordinateur de la police fédérale à Verviers, des membres de la zone de police Vesdre et de la police fédérale étaient présents. Ils ont passé en revue les risques réels et subjectifs qui pèsent sur la ville wallonne.

Les responsables ont ensuite discuté des éventuels renforts à demander à la police fédérale et de la possibilité de faire appel à l'armée. "Au vu de l'analyse actuelle des risques, cette dernière possibilité n'est actuellement pas retenue. Il a par contre été demandé un appui spécifique de la police fédérale", rapporte la zone de police.

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