Animal Rights pointe un abattoir d'Izegem via une vidéo de caméra cachée

12/09/17 à 08:12 - Mise à jour à 08:29

Source: Belga

L'inspection flamande du bien-être animal, sous la compétence du ministre régional Ben Weyts, va se rendre mardi matin à l'abattoir Verbist d'Izegem, dont des images de caméras cachées ont été dévoilées par l'ASBL Animal Rights. Le porte-parole du ministre confirme l'information mardi, répercutant la réaction outrée de l'homme politique N-VA, selon lequel "le chemin vers davantage de bien-être animal est fichtrement long".

Animal Rights pointe un abattoir d'Izegem via une vidéo de caméra cachée

© Image issue de la vidéo de Animal Rights

Selon le dossier transmis à la presse par Animal Rights, qui avait déjà récemment pris pour cible un couvoir et élevage de poulets à Tielt, la vidéo a été composée à partir d'images filmées du 17 au 31 juillet 2017. Un travailleur de l'abattoir d'Izegem, sympathisant de l'ASBL, aurait permis à cette dernière d'y installer des caméras cachées, qui ont enregistré un total de 59 heures d'images.

Conclusion de l'association: "les règles en matière de bien-être animal ne sont pas respectées" sur ce site qui appartient au groupe Veviba, fondé par la famille flamande Verbist mais dont le siège social est à Bastogne.

Selon Animal Rights, le montage vidéo est "un résumé des faits qui ont été observés à plusieurs reprises sur les 59 heures d'enregistrement". Les faits pointés sont divers, dont des signes de conscience dans le chef des bovins au moment de la saignée. L'ASBL estime qu'ils constituent des infractions à un règlement adopté en septembre 2009 par le Conseil de l'Union européenne (règlement (CE) No 1099/2009 du Conseil du 24 septembre 2009 sur la protection des animaux au moment de leur mise à mort), notamment un article qui stipule que "l'animal est maintenu dans un état d'inconscience et d'insensibilité jusqu'à sa mort".

L'organisation indique avoir demandé à un avocat, Anthony Godfroid, de déposer une plainte au service flamand du bien-être animal, accompagnée d'un montage vidéo de 90 minutes dans lequel les travailleurs, au contraire du clip rendu public, sont identifiables.

Les images "confortent" dans tous les cas le ministre Weyts dans son ambition, "aussi bien sur le plan des exigences pour les abattoirs que quant à une augmentation des inspections", indique-t-il. Ce service a récemment vu son personnel doublé, rappelle le ministre.

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