"Amis de l'OpenVLD, donnez-nous encore un peu de temps"

22/04/10 à 10:03 - Mise à jour à 10:03

Source: Le Vif

C'est en substance ce qu'à peu près tous les partenaires de l'OpenVLD déclarent. Ils en appellent au "sens des responsabilités" par "ces temps de crise".

"Amis de l'OpenVLD, donnez-nous encore un peu de temps"

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Des mandataires politiques de tous bords ont réagi pour, dans l'ensemble, demander à l'OpenVLD de ne pas démissionner du gouvernement et d'accorder encore quelques temps aux négociateurs pour parvenir à une solution sur le dossier BHV.

Voici donc un florilège des sollicitations, telles qu'elles ont été prononcées par ordre chronologique.

Laurette Onkelinx, vice-Première ministre, PS: Les libéraux flamands doivent faire preuve de "courage politique" et prendre leurs responsabilités en poursuivant les négociations sur BHV. Laurette Onkelinx met en garde contre la perspective d'une "crise grave, profonde, peut-être même une crise de régime" si l'Open Vld maintient son ultimatum. Elle a appelé le président des libéraux flamand, Alexander De Croo, à "choisir le courage politique". "Je lance un appel à la responsabilité, car on ne peut se permettre cette crise en cette période de grave crise économique", a-t-elle dit avant de conclure: "On ne quitte pas le navire alors qu'il arrive au port".

Wilfried Martens, ex-Premier ministre, CD&V: Une chute du gouvernement Leterme II avant la présidence belge de l'Union européenne serait "clairement dramatique", juge jeudi dans De Morgen l'ancien premier ministre Wilfried Martens (CD&V). "Quelle figure montrerons-nous à l'Europe si nous devons présider l'Union européenne sans gouvernement convenable", demande-t-il. Pour M. Martens, le médiateur royal Jean-Luc Dehaene, ex-premier ministre chrétien-démocrate flamand comme lui, s'est "cassé les dents sur les exigences radicales". "Avec des gens comme Olivier Maingain (président des FDF, ndlr), il est impossible de conclure un accord, ses exigences sont au-delà de toute proportion", affirme-t-il.

Marianne Thyssen, présidente du CD&V: Une chute du gouvernement signifierait non seulement la fin des chances d'aboutir à une solution négociée sur BHV, mais rendrait aussi impossible un vote à la Chambre sur la proposition de loi de scission de l'arrondissement. "Faire tomber le gouvernement n'est pas une option", a-t-elle lancé. "J'ai compris qu'Alexander De Croo souhaitait lui aussi une solution négociée. L'Open Vld devrait s'accorder quelques jours", a commenté Mme Thyssen.

Charles Michel, ministre au gouvernement fédéral, MR: Il en appelle au "sens des responsabilités supérieures et à un sursaut", soulignant le "paradoxe" de la situation, puisque "les négociations sont toujours en cours". La situation est "sérieuse", mais il serait "prématuré de dire qu'on est au bord d'une chute de gouvernement".

Francis Delpérée, sénateur CDH: "La déclaration (du gouvernement fédéral) dit qu'il faut trouver une solution au problème de BHV et aux problèmes institutionnels accessoires au printemps. Le printemps, ça commence le 21 mars et ça finit le 21 juin." Il faut donc se donner encore un peu de temps. "La situation économique et sociale se redresse, il est essentiel de continuer". Le sénateur juge en outre que si l'Open Vld sort du gouvernement, la situation de l'exécutif fédéral deviendra intenable, vu que la partie flamande du gouvernement serait "insignifiante".

Elio Di Rupo, président du PS: Il "appelle le VLD à revenir à la raison, et à faire passer les intérêts de l'État avant tout. L'heure n'est ni aux intérêts personnels ni aux intérêts partisans mais bien à la stabilité de notre pays. (...) Non seulement l'ultimatum fixé par l'OpenVLD n'est lié à aucune réalité politique (la procédure du conflit d'intérêt n'étant pas encore clôturée), mais en plus il est en contradiction flagrante avec la volonté réelle de tous les présidents de parti autour de la table de travailler sérieusement à la recherche d'une solution négociée sur BHV." Le PS estime dès lors que "l'urgence c'est de garantir la stabilité du gouvernement fédéral afin que celui-ci continue à répondre aux vraies priorités sociales et économiques du moment."

LeVif.be, avec Belga

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