Allocations familiales à Bruxelles : la Ligue des familles salue l'accord

29/03/18 à 13:35 - Mise à jour à 13:35

Source: Belga

La Ligue des familles a salué jeudi l'accord intervenu mercredi soir sur le futur modèle d'allocations familiales à Bruxelles, auquel elle reconnait des éléments positifs mais aussi critiques, notamment par rapport ce qui se fait en Wallonie.

Allocations familiales à Bruxelles : la Ligue des familles salue l'accord

Si tous les partis sont unanimes pour gommer le lien entre le montant de l'allocation familiale et le rang de l'enfant, pourquoi ne l'ont-ils jamais envisagé quand la matière était fédérale ? © istock

Concrètement, l'accord prévoit un basculement généralisé de tous à partir du 1er janvier 2020, une allocation de base de 150 euros, assortie de correctifs sociaux et liés à l'âge de l'enfant, ainsi qu'un 'stand still' pour faire en sorte qu'aucun bénéficiaire ne soit perdant par rapport à sa situation actuelle.

Parmi les points forts de cette future réglementation, la Ligue des familles pointe notamment le maintien des droits acquis, le montant de base élevé (150 euros, proche de celui de la Wallonie et de la Flandre), ainsi que les suppléments sociaux en fonction des revenus. Elle juge également positif le fait que les nouveaux montants seront applicables à tous les enfants dès 2020.

Cependant, quelques bémols sont à noter selon l'association. Avec ce "modèle très complexe et difficilement compréhensible", les familles bruxelloises les plus pauvres (moins de 31.000 euros/an) avec un enfant percevront moins que les familles wallonnes (190 euros contre 210 euros/mois). Plus de 40% des familles comptent pourtant un seul enfant à Bruxelles.

Par ailleurs, contrairement à ce qui se fait au sud du pays, les foyers monoparentaux les plus pauvres avec un enfant ne recevront aucun supplément spécifique, de même que celles aux revenus moyens (31 à 45.000 euros/an, quel que soit le nombre d'enfants).

La Ligue des familles regrette encore le maintien d'une politique nataliste (supplément social en fonction du nombre de progénitures), la division par deux de la prime de naissance à partir du 2e enfant et la baisse de l'allocation d'orphelin.

"Le travail à accomplir pour concrétiser cette réforme (dans les textes de loi et au niveau administratif) reste colossal. La Ligue des familles restera extrêmement vigilante: il ne pourra y avoir aucun retard de paiement", prévient-elle enfin.

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