Agressions au couteau à Uccle - La chambre du conseil de Bruxelles prolonge la détention de la suspecte

06/09/16 à 11:09 - Mise à jour à 11:09

Source: Belga

(Belga) La chambre du conseil de Bruxelles a prolongé d'un mois la détention de la ressortissante philippine âgée de 52 ans et soupçonnée d'avoir poignardé plusieurs personnes à Uccle le 22 août dernier, a indiqué mardi le parquet de Bruxelles.

Agressions au couteau à Uccle - La chambre du conseil de Bruxelles prolonge la détention de la suspecte

Agressions au couteau à Uccle - La chambre du conseil de Bruxelles prolonge la détention de la suspecte © BELGA

Pour une raison inconnue, une ressortissante philippine s'est disputée le 22 août dernier avec plusieurs passagers dans un bus circulant chaussée de Waterloo, à Uccle. Elle les a ensuite agressés avec un couteau. Deux personnes ont été blessées. La femme est ensuite descendue du bus et a blessé une troisième personne. Les trois victimes ont été légèrement touchées et emmenées à l'hôpital, dont elles sont depuis ressorties. La police locale s'est rendue sur les lieux et a tenté de la maîtriser. Des policiers ont ouvert le feu car elle refusait d'obéir à leurs injonctions. La femme a été touchée au bras et au torse mais ses jours ne sont pas en danger. On ignore la raison de ces agressions mais, d'après le parquet de Bruxelles, il n'est pas question d'un acte terroriste mais plutôt du geste d'une personne souffrant de problèmes psychologiques. "Ma cliente dit avoir eu peur que quelqu'un lui vole son sac. Je pense qu'elle a perdu les pédales. Selon sa fille, elle ne se porte pas bien depuis un an ou deux et je n'exclus pas qu'elle doive peut-être être internée. Cela dépendra des conclusions du psychiatre requis par le juge d'instruction", a indiqué l'avocat de la suspect Me Benoît Lemal. La suspecte n'est pas connue de la police locale de la zone Marlow (Uccle, Auderghem, Watermael-Boitsfort). Il n'est toutefois pas encore clairement établi si elle est connue ou non d'autres zones de police ou arrondissements judiciaires. Le Comité P a, pour sa part, ouvert une enquête afin de déterminer si l'usage fait de leur arme de service par les forces de l'ordre était légitime dans ces circonstances. (Belga)

Nos partenaires