Afrique du Sud: l'opposition perturbe le discours de Zuma sur l'état de la nation

11/02/16 à 20:47 - Mise à jour à 20:47

Source: Belga

(Belga) Le discours sur l'état de la nation du président sud-africain Jacob Zuma, très affaibli politiquement, a été interrompu jeudi au Parlement pendant une heure par les députés de l'opposition radicale qui ont quitté l'hémicycle en chantant des slogans hostiles au chef de l'Etat.

Afrique du Sud: l'opposition perturbe le discours de Zuma sur l'état de la nation

Afrique du Sud: l'opposition perturbe le discours de Zuma sur l'état de la nation © BELGA

"Zupta doit tomber" ont scandé les parlementaires, jeu de mot en référence aux liens étroits entre le chef de l'Etat et les Gupta, de richissimes hommes d'affaires d'origine indienne soupçonnés d'avoir une influence directe sur le pouvoir sud-africain. "Zuma ne mérite le respect de personne, il nous a volés, il a corrompu l'économie de l'Afrique du Sud, il a transformé ce pays en blague", a martelé Julius Malema, dirigeant du parti de gauche radicale EFF (Combattants de la liberté économique), ignorant les rappels à l'ordre de la présidente de la chambre, Baleka Mbete. Plus tôt jeudi, la police sud-africaine a dispersé à coups de grenades assourdissantes des manifestants réunis au Cap (sud), à proximité du Parlement. Des échauffourées ont éclaté environ deux heures avant l'intervention du président entre quelques centaines de partisans de l'EFF et la police. Une accusation d'abus de biens sociaux -le scandale Nkandla, du nom de la résidence privée du chef de l'Etat- et les répercussions économiques catastrophiques du limogeage de deux ministres des Finances en décembre alimentent depuis des semaines une campagne "Zuma doit tomber" (#ZumaMustFall). "Notre démocratie est fonctionnelle, solide et stable", a assuré le président au début de son discours. "Mais notre voyage vers une société non raciale n'est pas terminé. La nation a été secouée le mois dernier quand le racisme a montré son affreux visage sur les réseaux sociaux", a-t-il dit, soulignant qu'il fallait "faire face au démon du racisme." (Belga)

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