Affaire des marchés publics namurois - Bernard Anselme confirme n'avoir jamais eu l'intention de privilégier Sotegec

09/11/16 à 21:40 - Mise à jour à 21:43

Source: Belga

(Belga) Les plaidoiries de la défense dans l'affaire de l'attribution obscure de marchés publics namurois se sont clôturées mercredi, au terme desquelles l'ancien bourgmestre de Namur Bernard Anselme a confirmé n'avoir "jamais", durant tout son mandat, "eu l'intention de privilégier la société Sotegec". Les différents prévenus ont également pu s'exprimer une dernière fois avant le jugement prévu le 17 janvier prochain.

Affaire des marchés publics namurois - Bernard Anselme confirme n'avoir jamais eu l'intention de privilégier Sotegec

Affaire des marchés publics namurois - Bernard Anselme confirme n'avoir jamais eu l'intention de privilégier Sotegec © BELGA

La deuxième partie des plaidoiries s'est principalement focalisée sur les calculs (contradictoires) de l'expert mandaté par le juge d'instruction afin de déterminer si Sotegec méritait de remporter (ou non) le marché public dans le cadre du commissariat d'Hastedon. L'expert qui stipule dans ses conclusions que l'offre méritait d'être attribuée à la société Cerau (constituée partie civile) n'a selon la défense "même pas pris la peine d'analyser l'offre de Sotegec". Par ailleurs, la défense a souligné "qu'en l'occurrence, l'offre proposée par Cerau était incompréhensible pour tous, y compris pour l'expert mandaté dans l'enquête". Un argument qu'a contredit la partie civile en établissant d'autres calculs. Le procureur général qui a eu l'occasion de répliquer a notamment confirmé que "pour le ministère public, Sotegec a bel et bien reçu des informations supplémentaires que les autres concurrents n'ont pas eues". Au terme des débats, les prévenus se sont également exprimés une dernière fois. "Je suis le premier à avoir dénoncé qu'il y avait trop d'intervenants dans le chantier du Hall Octave Henri et je trouve profondément injuste de me retrouver ici aujourd'hui", a déclaré Stéphane Sanders. "J'ai subi dix ans de calomnies, d'humiliation, de harcèlement et d'acharnement, mais ce que je regrette le plus, c'est que tant de fonctionnaires méritants et compétents aient été entraînés dans cette saga, dont le seul but était de salir mon honneur", a conclu l'ancien bourgmestre de Namur au terme d'une journée de plaidoirie. Le jugement sera prononcé le 17 janvier à 14h00. (Belga)

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