Affaire Chodiev-De Decker : Di Rupo dit ne rien comprendre

12/10/12 à 10:22 - Mise à jour à 10:22

Source: Le Vif

Le Premier ministre a été interrogé, ce jeudi, à la Chambre sur l'embarrassante affaire De Decker-Chodiev, révélée par Le Canard Enchaîné.

Affaire Chodiev-De Decker : Di Rupo dit ne rien comprendre

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Interrogé à la Chambre sur l'affaire De Decker-Chodiev, Elio Di Rupo (PS) a esquivé la question feignant de ne pas la comprendre. Le député Georges Gilkinet (Ecolo) lui a remis la lettre du préfet des Rosaies publiée par levif.be.

Ce fut un dialogue de sourd, en séance plénière de la Chambre. Dans l'opposition, Gilkinet interroge le chef du gouvernement sur la lettre qu'aurait envoyée, le 28 juin 2011, le préfet à la retraite Etienne des Rosaies à Claude Guéant, alors ministre de l'Intérieur. Rappel : cette lettre indique explicitement que le sénateur Armand De Decker (MR) aurait utilisé ses appuis politiques pour faire avancer la proposition de loi sur la transaction pénale dont son client, le milliardaire Pathok Chodiev, a été le premier bénéficiaire en juin de cette même année. Le sénateur dément avec vigueur. Sans se prononcer sur l'authenticité du document, l'Ecolo demande au Premier d'apporter toute la clarté sur ce qui pourrait s'avérer une affaire d'Etat.

"Je ne comprends pas ce langage codé, répond Di Rupo. S'il s'agit d'un certain monsieur Chodiev ou d'un certain monsieur Sarkozy, ils ne font pas partie du gouvernement que j'ai le plaisir et l'honneur de diriger." Ou encore : "Il s'agirait donc d'une affaire d'Etat à Etat ? Mais l'Etat c'est qui ?" A aucun moment, le nom d'Armand De Decker n'est prononcé. Après avoir remis en cause une fois de plus la loi sur la transaction pénale, Gilkinet finira par remettre la lettre de des Rosaies, publiée sur notre site internet, au Premier ministre. Suite... après les élections.

Thierry Denoël

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