Activer une alarme Seveso ? En Belgique, cela passe par le fax

03/03/16 à 13:47 - Mise à jour à 13:46

Source: De Morgen

Celui qui habite non loin d'un site nucléaire ou d'une entreprise pétrochimique est familier avec l'alarme Seveso. Mais les sirènes doivent être activées... par fax. Archaïque ? Pas forcément.

Activer une alarme Seveso ? En Belgique, cela passe par le fax

Illustration d'une usine classée Seveso à Gand. © BELGA

Lors d'une explosion dans une société de gestion des déchets à Anvers la semaine dernière, les sirènes Seveso n'ont pas été activées. Le bourgmestre de Stabroek (province d'Anvers), a prévenu ses résidents par SMS et par téléphone. "Plus efficace et plus rapide", explique le bourgmestre Rik Frans (N-VA) au Morgen. "Pour activer les sirènes, je dois envoyer un fax au centre de crise des Affaires Intérieures".

Eviter les fausses alertes

Oui, vous avez bien lu : un fax. "Cela peut paraître étrange, mais c'est encore aujourd'hui le moyen de communication le plus efficace et le plus rapide", confirme Peter Mertens, porte-parole du Centre de Crise au quotidien flamand. Le fax présente en effet quelques avantages. "Lorsque l'alarme est nécessaire, le bourgmestre ou une personne des autorités locales envoie un fax au Centre de Crise. Ce fax est un formulaire prérempli, dans lequel il faut spécifier quelles sirènes doivent être activées. Cela dépend de l'incident, de la direction du vent,..." Selon Mertens, le fax a l'avantage d'être une action validée et officielle. C'est-à-dire qu'il est impossible pour un plaisantin d'activer les sirènes de cette manière. Cela permet d'éviter une fausse alerte.

Plusieurs systèmes de communication

Alors le fax, un système dépassé en 2016 ? Un peu, mais les sirènes le sont tout autant, car d'autres systèmes peuvent aujourd'hui être mis en place. "Nous utilisons aussi le SMS ou le téléphone, ou bien nous envoyons la police dans la rue pour prévenir les riverains", ajoute le porte-parole. Le Centre de Crise réfléchit également à de nouveaux moyens, comme Be-Alert, un système de communication qui peut envoyer des messages sur les téléphones mobiles, les lignes téléphoniques, ainsi que vers des adresses e-mail. Ce dispositif est actuellement en phase de test et d'évaluation dans 33 communes.

"Mais les sirènes continueront également à être utilisées", assure Peter Mertens. Le fax non plus ne sera pas abandonné. Il est d'ailleurs utilisé dans beaucoup d'autres secteurs (police, juridique, santé,...). La raison est simple : il est juridiquement efficace et sa réception par une autre partie est dès lors incontestable.

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