Acheter de la brique n'a jamais été aussi contraignant en matière de budget qu'aujourd'hui

14/09/16 à 09:45 - Mise à jour à 09:48

Source: Le Vif/l'express

Les caractéristiques du marché immobilier belge, mais aussi la conjoncture ambiante, plutôt morose, devraient inciter les candidats à l'acquisition à réfléchir à deux fois avant de franchir le pas de la propriété. Décryptage.

Le Belge a une brique dans le ventre, dit l'adage. Mais est-ce moins un trait de caractère, voire une tradition, que le seul résultat d'une politique d'incitants fiscaux réussie ? Et, par là, le signe que l'acquisition immobilière n'est pas plus un automatisme qu'un objectif final vers lequel les jeunes ménages doivent absolument tendre ? " En Belgique, la politique de la majorité des gouvernements a toujours été de favoriser l'accès à la propriété plutôt que le seul accès à un logement décent - en ce compris la location, donc ", note d'emblée Roland Gillet, professeur de finance à la Sorbonne (Paris 1) et à l'ULB (Solvay). Avec le résultat que l'on connaît : le pays compte aujourd'hui un peu moins de 80 % de propriétaires pour quelque 20 % de locataires. Ailleurs, reprend l'expert, citant entre autres les cas de l'Allemagne et du Canada, faute d'une volonté politique en ce sens, la proportion varie entre 40 et 60 % de propriétaires. " La situation est plus équilibrée que chez nous ", précise-t-il.
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