Accords de libre-échange transatlantiques - Des "animaux" perturbent le début des négociations sur le TTIP à Bruxelles

11/07/16 à 16:19 - Mise à jour à 16:19

Source: Belga

(Belga) Pour marquer le début de la semaine de négociations sur le TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership) à Bruxelles, entre 50 à 100 personnes déguisées en animaux ont envahi lundi matin le hall de la Direction générale (DG) du Commerce de la Commission européenne et ont fait mine de forcer l'entrée du Centre Albert Borschette dans le quartier européen. Il n'y a pas eu d'arrestation.

Cette action a été menée entre 11h00 et 12h00 par l'EZLN (Ensemble Zoologique de Libération de la Nature), un collectif qui vise à "incarner la nature qui se défend" contre des orientations politiques écocides et les multinationales. Elle s'inscrit dans le cadre de l'initiative 'TTIP Game Over', qui appelle les citoyens à mener des actions non-violentes pour revendiquer la fin des accords de libre-échange. Les animaux ont envahi le hall de la DG Commerce en dansant et en lançant des fleurs et des branchages, laissant le lieu méconnaissable. Ils ont ensuite escaladé les barrières de police à l'entrée du Centre Albert Borschette, où se trouvaient les négociateurs. Les policiers ont repoussé les activistes hors du périmètre de contrôle de l'entrée sans excès de violence. L'EZLN estime que les accords de libre-échange, en ce inclus le TTIP entre l'Union européenne et les Etats-Unis, vont permettre aux multinationales de prendre le pas sur le pouvoir politique. "On veut dénoncer des négociations opaques et tenues à l'écart du grand public", défend la sous-commandante Girafe. "Ce processus, tout comme le contenu du TTIP, est anti-démocratique. Le traité va violer les droits sociaux et environnementaux et va mettre à mal notre démocratie. On fait ce type d'actions car les décideurs européens font la sourde oreille à l'opposition des citoyens européens. La pétition contre le TTIP a récolté plus de 3 millions de signatures. C'est la plus grosse pétition européenne jamais réalisée. Le déni est total. Même l'opposition de communes et de Régions parmi lesquelles Bruxelles-Capitale n'y change rien. La Commission européenne essaie de passer en force ce traité", a-t-elle déploré. (Belga)

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