Accord interprofessionnel : les salaires pourront augmenter d'1,1% en 2017 et 2018

12/01/17 à 06:21 - Mise à jour à 06:20

Source: Belga

Les partenaires sociaux ont conclu un projet d'accord interprofessionnel (AIP) mercredi soir au terme d'une nouvelle réunion longue de plus de huit heures. La marge salariale est fixée à 1,1% - hors indexation et hausses barémiques - pour les deux années à venir, ont-ils annoncé peu après 23h.

Accord interprofessionnel : les salaires pourront augmenter d'1,1% en 2017 et 2018

Michèle Sioen. © Belga

"Nous avons conclu un accord équilibré", a déclaré Michèle Sioen, présidente du Groupe des 10 à l'issue de la réunion. Outre les sujets propres à l'AIP comme la marge salariale, l'enveloppe bien-être ou les prolongations classiques, les partenaires sociaux ont également convenu de s'attaquer ensemble à différents défis sociétaux tels que la digitalisation ou encore la problématique du burn-out. "Nous présenterons dans les six mois des propositions concrètes" dans ces thèmes, a affirmé Pieter Timmermans, administrateur délégué de la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB). Selon l'Unizo, la réintroduction de la période d'essai pourrait également être discutée.

Parmi les principaux points du projet d'accord interprofessionnel à proprement parler, se trouve donc la marge salariale fixée à 1,1%. "On a été chercher le maximum", a estimé Jean-François Tamellini, remplaçant Marc Goblet (FGTB). Le syndicat socialiste, qui s'est engagé tout comme la CSC à présenter de manière objective l'accord, reste cependant amer sur le cadre imposé par le gouvernement. "Cela risque de peser pendant les consultations", selon lui. Le président du syndicat, Rudy De Leeuw, s'est lui dit principalement satisfait que l'index ait été assuré. Du côté patronal, cette marge maximale est également une bonne nouvelle car elle devrait, selon l'UCM, la FEB et l'Unizo, "protéger la paix sociale" et instaurer un climat serein. De plus, avec une hausse maximale d'1,1%, "la compétitivité des entreprises belges est préservée", s'est réjoui Pieter Timmermans. "Nos salaires augmenteront moins vite que dans les pays voisins."

Concernant l'enveloppe bien-être, "tous les allocataires en profiteront", a précisé Marie-Hélène Ska (CSC). Un focus particulier a été mis sur les chefs de famille monoparentale au chômage. Ceux d'entre eux bénéficiant d'une allocation de chômage parmi les plus basses la verront augmenter de 35%, a précisé l'administrateur délégué de la FEB.

Les partenaires sociaux se sont également accordés sur la pension anticipée, qui ne sera plus possible avant 60 ans d'ici 2019. L'âge minimum de la prépension augmentera d'un an avant de passer finalement à 60 ans. Seule exception, l'accord prévoit que les prépensions à 55 ans sont acquises pour les restructurations annoncées en 2016.

Le projet d'accord conclu sera présenté jeudi/demain au gouvernement. Il fera ensuite l'objet de consultations dans les différentes instances. La CSC, la FGTB et la CGSLB se prononceront le 31 janvier.

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