Accident ferroviaire à Saint-Georges-sur-Meuse - Aucune confirmation d'un problème de signalisation à ce stade

06/06/16 à 11:35 - Mise à jour à 11:35

Source: Belga

(Belga) Le porte-parole d'Infrabel, gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire, Frédéric Sacré ne confirme pas que l'accident survenu dimanche soir à Saint-Georges-sur-Meuse est dû à un problème de signalisation. "Ce qui est anormal, c'est que le train de passagers a rattrapé le train de marchandises. La signalisation existe justement pour l'éviter. Mais nous ne pouvons pas encore affirmer qu'il y a eu un problème à ce niveau".

Accident ferroviaire à Saint-Georges-sur-Meuse - Aucune confirmation d'un problème de signalisation à ce stade

Accident ferroviaire à Saint-Georges-sur-Meuse - Aucune confirmation d'un problème de signalisation à ce stade © BELGA

De multiples hypothèses sont envisagées pour expliquer la collision entre un train de passagers et de marchandises dimanche à 23h03 dans la région liégeoise. Un problème de signalisation reste possible, mais il est trop tôt pour s'avancer, explique Frédéric Sacré. Par ailleurs, "la foudre s'est abattue sur les installations électriques dimanche soir, quelques heures avant l'accident. Il est évidemment tentant de faire le lien mais c'est beaucoup trop prématuré", insiste le porte-parole. Le brouillard aurait peut-être également joué un rôle. Les trains belges sont équipés d'un système de freinage sécurisé, le TBL1+ (Transmission Balise Locomotive 1+) qui vérifie de manière ponctuelle la vitesse moyenne du train. Ce système permet d'éviter qu'un conducteur ne franchisse un feu rouge. Presque l'ensemble du réseau ferroviaire (99,99%) est équipé de ce système. Aurait-il mal fonctionné ? "C'est à l'enquête de le déterminer", avance Frédéric Sacré, qui reste prudent. Seule l'enquête permettra de faire la lumière sur la collision lors de laquelle trois personnes ont perdu la vie. "Les investigations sont complexes parce qu'elles concernent non seulement l'infrastructure mais aussi le matériel du train", conclut M. Sacré. (Belga)

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