Accident à Saint-Georges-Sur-Meuse: un député N-VA lance de graves accusations

08/06/16 à 21:33 - Mise à jour à 21:28

Source: Belga

Le député de la N-VA Wouter Raskin a indiqué en commission de l'Infrastructure de la Chambre que le système de freinage automatique TBL1+ aurait dû être installé sur le poste de signalisation de Hermalle-sur-Huy. Une entreprise de Flandre orientale, qui obtient de Tuc Rail (filiale d'Infrabel) tous les marchés en région liégeoise même si elle n'est pas toujours la moins chère, l'avait emporté en 2014, a-t-il précisé.

Accident à Saint-Georges-Sur-Meuse: un député N-VA lance de graves accusations

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"Ce dossier pue", a commenté Wouter Raskin, au grand étonnement de ses collègues et du ministre de la Mobilité François Bellot. "C'est une question dont je n'ai jamais entendu parler. Est-ce que cela a pu influer sur la bonne exécution? Le questionnement est là", a indiqué le ministre. Le député N-VA a évoqué une "suspicion de fraude". Son collègue David Geerts (sp.a) l'a invité à transmettre ces informations au parquet.

Interrogé par les députés de la commission, François Bellot s'est montré avare en informations mercredi, renvoyant à l'enquête en cours. Il n'a pas apporté non plus de précisions sur le degré d'installation ou de prise en charge des risques par le système TBL1+ que l'on dit couvert de 70 à 99%, selon les sources. Des représentants d'Infrabel et de la SNCB seront entendus à cet égard le 28 juin.

La présidente de la commission Karine Lalieux (PS) écrira aux CEO d'Infrabel et de la SNCB pour les entendre entre-temps au parlement sur l'accident de Saint-Georges-sur-Meuse.

De son côté Infrabel a tenu à réagir au sujet de l'attribution du marché relatif à la signalisation de la ligne 125 "Liège-Namur", et tient "à apporter un certain nombre de précisions".

"Ce marché ne concerne pas la signalisation elle-même, mais le programme de concentration des cabines", indique tout d'abord le gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire. "Conformément à la loi sur les marchés publics, Infrabel a attribué ce marché, de manière tout à fait régulière, à l'entreprise la moins chère. Infrabel a en revanche été confrontée à des difficultés d'exécution du marché qui l'ont poussé à mettre un terme au contrat."

"Infrabel a ainsi protégé ses intérêts et assuré le bon accomplissement du projet. La relance du marché concerné est actuellement en cours. En tout état de cause, les aléas de ce marché, qu'Infrabel déplore, n'ont eu aucun impact sur la sécurité actuelle de la zone de l'accident dans la mesure où la mise à fruit de ces travaux devait avoir lieu au plus tôt en 2017", conclut le gestionnaire du réseau ferroviaire.

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