Abus sexuels d'un gynécologue américain: 3 plaintes en nom collectif, le scandale enfle

26/05/18 à 03:38 - Mise à jour à 03:40

Source: Belga

(Belga) Trois plaintes en nom collectif ont été déposées et une autre élargie contre l'université USC de Los Angeles à cause de son ancien gynécologue, George Tyndall, accusé d'avoir abusé sexuellement des étudiantes pendant plus de 25 ans.

Mike Arias, du cabinet ASWT, et le cabinet JJS ont déposé deux plaintes vendredi, l'une concernant la Californie, l'autre au niveau national. Une autre plainte en nom collectif déposée au tribunal fédéral de Los Angeles lundi par le cabinet Hagens Berman a été élargie jeudi soir pour y ajouter six autres plaignantes. "Nous avons déjà parlé à des dizaines de femmes", "je pense que le nombre des femmes concernées va s'avérer très élevé", a souligné Mike Arias, interrogé par l'AFP, pour qui plusieurs milliers de femmes pourraient être concernées par les abus présumés de M. Tyndall qui a exercé de 1987 à 2016. Le cabinet Hagens Berman se dit quant à lui "inondé d'appels" de témoins ou victimes présumées. "Il est choquant de constater qu'USC semble avoir conclu que rien n'avait été trouvé à l'issue d'une enquête interne" menée par un cabinet extérieur en 2016 sur les allégations à l'encontre de M. Tyndall, et lui a versé une indemnité de départ à l'issue d'un accord de rupture de contrat en 2017, écrivent ASWT et JJS dans un communiqué vendredi. "L'université connaissait son comportement depuis au moins les années 90 mais n'a pris aucune mesure", renchérit Hagens Berman, ce que réfutent les dirigeants de l'université qui assurent n'avoir été mis au courant qu'en 2016, lors de l'enquête interne. George Tyndall est accusé d'avoir pénétré avec ses doigts voire sa main entière le vagin de ses patientes. Il leur aurait fait des commentaires lubriques sur leur corps et leurs organes génitaux, entre autres accusations. Le médecin qui n'était pas joignable vendredi, a nié les accusations de comportement abusif lors d'un entretien au Los Angeles Times, qui a révélé l'affaire et dans une lettre envoyée au journal d'USC, le Daily Trojan. (Belga)

Nos partenaires