À la N-VA, on ne dit pas ce qu'on veut sur les Diables Rouges

20/06/14 à 19:05 - Mise à jour à 19:05

Source: Le Vif

Depuis plus de trois semaines, Bart De Wever, le président de la N-VA s'attèle à la délicate mission d'informateur. La communication est calibrée au cordeau. Au point de frôler l'absurde.

À la N-VA, on ne dit pas ce qu'on veut sur les Diables Rouges

© Belga

Depuis que Bart De Wever a été désigné informateur, les mandataires sont priés de la jouer profil bas afin que le chef du parti puisse mener sa mission en toute discrétion. Il est exclu que la moindre petite phrase vienne pourrir le débat. Et l'embargo englobe aussi bien les sujets politiques qu'une opinion sur les Diables Rouges.

Les mandataires de la N-VA viennent à ce sujet de recevoir un mail - l'un des quatre par jours, ironisent certains parlementaires- leur indiquant que tout ce qu'ils pouvaient dire au sujet des Diables Rouges c'était qu'"ils se débrouillent bien". Et rien de plus.

Il semble que dans les hautes sphères de la N-VA on craint que trop peu d'enthousiasme les fasse passer pour "anti-Belges aigris qui ne sont même pas capables de faire un effort lors du mondial". À l'inverse, de fiers nationalistes flamands qui supportent de façon trop excessive les Diables pourrait être tout aussi gênant. D'où le sobre: "Ils se débrouillent bien ".

Ces strictes réglementations commencent tout de même à agacer certains parlementaires. L'un d'eux a même lâché lors de la prestation de serment : "J'ai entendu dire que le porte-parole n'allait pas prêter serment à notre place. Il semble qu'on puisse tout de même le faire nous-mêmes". Ambiance.

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