500 euros défiscalisés : La Fédération Wallonie-Bruxelles et la CoCof dénoncent un passage en force du Fédéral

30/05/18 à 18:08 - Mise à jour à 18:10

Source: Belga

(Belga) La Fédération Wallonie-Bruxelles et la Commission Communautaire française de Bruxelles ont dénoncé mercredi un "passage en force du Fédéral" dans le dossier dit des 500 euros défiscalisés inscrit à l'ordre du jour du comité de concertation. Celui-ci réunissait mercredi les représentants des différentes entités fédérale et fédérées.

Selon les ministres-présidents de la Fédération, Rudy Demotte (PS) et de la CoCof, Fadila Laanan (PS), malgré les remarques, à nouveau formulées par les différentes entités fédérées, le gouvernement Michel a décidé d'avancer sans accord des autres niveaux de pouvoir. Les deux ministres-présidents ont une nouvelle fois dénoncé "l'entêtement et la surdité" dont a fait preuve la ministre Maggie De Block (Open Vld). Le dispositif, inscrit dans le projet de loi relatif à la relance économique et à la relance de la cohésion sociale, vise à exonérer d'impôts et de cotisations sociales le travail associatif et les services occasionnels entre citoyens rémunérés jusqu'à 500 euros par mois. Il fait grincer des dents les organisations syndicales mais aussi patronales qui y voient une menace pour la qualité des services et l'emploi lui-même dans le secteur du non marchand. Ces inquiétudes ont été relayées au niveau politique par les ministres-présidents socialistes francophones, également poussés dans le dos par l'activation d'une procédure en conflit d'intérêts initiée par la Cocof en début d'année. Le processus officiel de concertation est désormais arrivé à son terme, dans le cadre de cette procédure, sans aboutir à un consensus. Selon M. Demotte et Mme Laanan, le Fédéral n'accepte pas d'entendre les inquiétudes des secteurs associatifs. "Maggie De Block estime avoir fait les efforts nécessaires, elle affiche dans les médias sa volonté de concertation mais décide ensuite de passer en force, sans tenir compte des propositions des entités fédérées, pourtant formulées depuis plusieurs mois sur base des remarques adressées par les principaux acteurs de terrain", ont-ils déploré mercredi après-midi. Tout en relevant le manque d'initiatives prises par le Fédéral pour répondre aux préoccupations des secteurs touchés, la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Cocof ont rappelé par l'intermédiaire de leurs ministres-présidents, qu'elles ont pour leur part toutes deux pris le temps d'entendre ces acteurs et que tous, à l'exception du secteur sportif amateur, rejettent le dispositif et réclament son retrait pur et simple. (Belga)

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