40 mois de prison avec sursis pour l'agresseur du superviseur de la Stib

10/02/14 à 09:58 - Mise à jour à 09:58

Source: Le Vif

Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné, lundi, Alexandre V. à 40 mois de prison avec sursis. Cet homme avait mortellement agressé un employé de la Stib, en avril 2012. Ce dernier, Iliaz Tahiraj, âgé de 56 ans, était intervenu pour un accident entre un bus de la Stib et une voiture puis avait été frappé par le passager de la voiture accidentée, Alexandre V. Il était décédé des suites de ses blessures.

40 mois de prison avec sursis pour l'agresseur du superviseur de la Stib

© Belga

Alexandre V. a été condamné à une peine de 40 mois de prison avec sursis pour ce qui excède la détention préventive, pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Il était le passager d'une voiture qui était entrée en collision avec un bus de la Stib, au croisement de la place des Armateurs et de l'avenue du Port, à Bruxelles.

Sous l'emprise de l'alcool et énervé après ce qu'il venait de se passer, il s'en était pris violemment, sans raison apparente, au superviseur de la Stib, Iliaz Tahiraj, qui venait simplement faire les constatations. Il lui avait donné un puissant coup à la tête et l'homme était lourdement tombé au sol, ce qui avait causé son décès.

Le personnel de la Stib se dit déçu par le jugement

Les quelques collègues du superviseur de la Société des Transports intercommunaux de Bruxelles (Stib), présents lundi au procès de son agresseur, ont affirmé être déçus par le jugement prononcé par le tribunal correctionnel de Bruxelles.

"On est amer. On s'attendait à une peine exemplaire... et non!", s'est exprimé Abdelhak Bouazza, délégué CSC au sein du personnel de la Stib. "C'est trop facile! Quelqu'un boit un verre de trop, frappe une autre personne qui décède et il s'en sort bien. C'est pas ça qui va décourager des gens à s'en prendre aux autres", a-t-il ajouté.

"Le personnel de la Stib se pose beaucoup de questions après ce jugement", a poursuivi le représentant d'employés de la Stib. "Et puis, il y a cette sécurité spécifique autour du procès à la suite des rumeurs de vengeance de la communauté albanaise (de laquelle est issu Iliaz Tahiraj, NDLR). On ressent ça comme une provocation. C'est une très mauvaise façon de faire", a-t-il encore déclaré.

De manière officielle, la Stib a précisé lundi, dans un communiqué, qu'il ne lui appartenait pas de commenter la décision de justice rendue. La société de transports en commun a rappelé qu'il n'avait pas été concevable pour elle d'agir autrement que de se mobiliser comme elle l'a fait les jours suivant le drame et de se constituer partie civile pour dénoncer toute violence commise à l'égard de membres de son personnel.

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