3500 manifestants à la marche nationale "Together in Peace"

15/03/15 à 18:05 - Mise à jour à 18:17

Source: Belga

Les 3.500 manifestants de la marche nationale "Together in Peace" ont achevé dimanche, à 16H30, leur marche devant le Palais de Justice de Bruxelles par un discours du ministre de la Justice Koen Geens, un message d'espoir de trois jeunes de confession musulmane, juive et catholique et le lâcher de 10 colombes.

3500 manifestants à la marche nationale "Together in Peace"

© Belga

Les manifestants se sont tenus par moment par la main. Ils se sont arrêtés sur le trajet à la cathédrale orthodoxe des Saints Archanges Michel et Gabriel, à l'Eglise protestante du Bruxelles-Musée ainsi qu'à l'Eglise Notre-Dame du Sablon. Henri Bartholomeeusen, président du Centre d'Action Laïque, a rappelé, depuis la Maison de la laïcité, que "le 14 janvier dernier, à l'initiative du gouvernement belge, les représentants des religions reconnues ont souscrit une déclaration d'adhésion aux valeurs partagées avec la laïcité. Il s'est agi, en votre nom, de reconnaitre le caractère universel des droits humains et des libertés fondamentales, et particulièrement la liberté d'expression, de penser, de presse et de religion". Devant la grande synagogue, le grand rabbin de Bruxelles Albert Guigui a déclaré: "Ensemble, nous devons plus que jamais transmettre aux générations futures le socle des valeurs fondatrices de l'Europe. (...) Une tâche infiniment lourde pèse sur chacun d'entre nous et nous serons jugés sur ce que nous avons accompli". Le ministre de la Justice a rappelé l'importance d'une éducation et d'une information de qualité: "Il n'y a pas de meilleure arme pour détruire les identités que la déformation des messages religieux et philosophiques." Jan De Volder, porte-parole de la Communauté catholique de Sant'Egidio, chargée de la coordination de la mobilisation, soutient que cette marche est un premier pas vers une action groupée des religions. "Il y a même eu à nos côtés des bouddhistes aujourd'hui. Chaque religion doit faire une autocritique. Il faut une purification. Du sang a été versé au nom des religions et aujourd'hui cela se fait toujours. Aujourd'hui, les religieux le disent ensemble avec force", a-t-il déclaré.

En savoir plus sur:

Nos partenaires