100 millions d'euros pour l'enseignement supérieur

25/09/14 à 17:59 - Mise à jour à 17:59

Source: Belga

Le ministre en charge de l'Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt (PS), a confirmé jeudi devant le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles que l'ensemble de l'enseignement supérieur bénéficierait d'un refinancement d'"un peu plus d'une centaine de millions d'euros" au cours de cette législature.

100 millions d'euros pour l'enseignement supérieur

Jean-Claude Marcourt. © Belga

S'exprimant à l'occasion d'un débat organisé pour la rentrée du Parlement de la Fédération jeudi après-midi, M. Marcourt a toutefois précisé que ce refinancement ne se concrétiserait pas avant 2016. Interrogé par nombre de députés sur la manière dont cette enveloppe serait répartie entre universités d'une part et Hautes écoles d'autre part, le ministre n'a toutefois pas répondu.

Pour rappel, en juin dernier, les six universités francophones, qui forment environ la moitié des étudiants en Fédération Wallonie-Bruxelles, ont réclamé pour elles seules un refinancement de 100 millions d'euros durant les cinq années à venir, hors Hautes écoles donc. Comme indiqué dans la déclaration de politique communautaire adoptée en juillet, M. Marcourt a répété jeudi sa volonté de revoir dans les années à venir les mécanismes et critères de financement des différentes universités et Hautes écoles de la Fédération.

Selon lui, la méthodologie en place depuis près de vingt ans pousse les établissements supérieurs à se livrer à une "chasse à l'étudiant" malsaine pour s'assurer la dotation la plus importante possible. Pour aboutir dans ce dossier, le ministre organisera une large consultation des différents acteurs, a-t-il promis. "Et j'espère ne plus rencontrer cette fois la résistance d'aucun village gaulois...", a-t-il ironisé, en référence à la farouche opposition affichée il y a près de deux ans par l'UCL lors de l'élaboration du décret Paysage réformant l'enseignement supérieur.

M. Marcourt a également réaffirmé jeudi sa volonté d'examiner les possibilités de financement alternatif pour l'enseignement supérieur, notamment auprès d'entreprises privées. "Mais il faudra déterminer sous quelles règles éthiques on pourrait avoir ces coopérations avec des acteurs privés", a-t-il précisé.

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