BECI regrette une utilisation abusive des mots "chasse aux chômeurs" et nuance le débat

09/05/14 à 11:09 - Mise à jour à 11:09

Source: Le Vif

(Belga) BECI, l'entité qui rassemble et défend les intérêts des entreprises basées dans la capitale, a tenu à souligner vendredi la nécessité d'un contrôle soutenu des demandeurs d'emploi. Le patronat bruxellois se montre particulièrement critique envers l'utilisation "abusive" et "trompeuse" des termes "chasse au chômage" par les opposants à la réforme de la sécurité sociale.

BECI regrette une utilisation abusive des mots "chasse aux chômeurs" et nuance le débat

"Actuellement, le taux d'emploi dans la population active bruxelloise est de 58%, alors qu'il faut atteindre les 70% pour garantir l'équilibre du système social belge", indique Thierry Willemarck, président de BECI. Le contrôle des demandeurs d'emploi est donc fondamental, selon l'organisation, qui pointe par ailleurs que la régionalisation éventuelle de certaines compétences en matière de sécurité sociale n'aidera pas à réduire le déficit structurel dont elle souffre. "Dans ce contexte, les bénéficiaires d'allocations de chômage ne peuvent être que des demandeurs d'emploi qui le soient réellement", tranche BECI. Tenant compte de la création nette de nouveaux emplois, des départs à la retraite d'une population vieillissante et de la mobilité sur le marché du travail, BECI estime les opportunités d'emploi ouvertes aux chômeurs bruxellois à minimum 70.000 postes par an. Mise en oeuvre en 2012 et encore au centre d'un récent projet de loi adopté en mars dernier à la Chambre, la réforme du chômage comprend entre autres une dégressivité accrue des allocations octroyées aux chercheurs d'emploi ainsi qu'une limitation à trois ans des allocations d'insertion. Le dimanche 11 mai prochain, le "Réseau Bruxellois des Collectifs de chômeurs" organise dans la capitale une marche "contre les chasses aux chômeurs et pour le changement de politiques". BECI, de son côté, tient à rappeler que "le monde de l'entreprise ne peut accepter sans broncher de régler les cotisations sociales les plus élevées d'Europe sans retour", selon les mots de son porte-parole. (Belga)

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