Aux discussions 'ninistes', Magnette préfère la polarisation du débat gauche-droite

21/05/13 à 16:08 - Mise à jour à 16:08

Source: Le Vif

(Belga) Le président du PS Paul Magnette a dit croire aux débats idéologiques polarisés, gauche-droite, plus intéressants politiquement que des discussions "ninistes", une observation formulée au Cercle de Wallonie, à Seraing, alors que certains prédisent la formation de majorités PS-MR en 2014.

Aux discussions 'ninistes', Magnette préfère la polarisation du débat gauche-droite

Le président du PS ne s'est cependant pas engagé en vue de 2014, estimant même, en réponse à une question, que le débat en Wallonie, entre la majorité Olivier et l'opposition MR était vigoureux, si ce n'est sur le fond, certainement sur la forme. "Je crois en la gauche et la droite. Je n'aime pas les discours 'ninistes'", avait-il dit préalablement, estimant saines les divisions idéologiques, qui parfois "s'alternent", parfois "composent dans des alliances plus ou moins contre-natures". "Si nous devions tous être centristes, les citoyens se décourageraient de la politique", a souligné Paul Magnette venu devant la branche sérésienne du cercle d'affaires, à l'occasion de la parution de son livre "Le monde à l'envers", recueil de chroniques parues dans le Standaard. Dans un discours aux accents plus politiques qu'économiques, Paul Magnette a défendu au Val St-Lambert l'idée d'une Belgique vue comme une "démocratie multilingue" alors que certains au nord du pays voient un pays fait de deux démocraties. Il y a deux systèmes médiatiques, deux opinions publiques mais une "démocratie multilingue", qu'il conviendra de renforcer, notamment à travers la mise en place d'une "circonscription fédérale", a-t-il dit, précisant s'attendre à une septième, une huitième, une neuvième réforme de l'Etat. Et c'est sur l'Europe, "la composante majeure", qu'il faudra s'attarder pour construire un nouveau projet, a redit le politologue. Là, il est temps de voir la Commission passer à autre chose, elle qui, selon le président du PS, souffre d'une "paresse intellectuelle" qui lui fait "ressasser" depuis des années les mêmes doctrines monétaires. Il faut investir dans "l'efficacité énergétique", le "seul véritable levier de réindustrialisation que nous ayons", a-t-il dit, devant Jean-Michel Javaux, l'ancien coprésident d'Ecolo, présent parmi les quelque 200 convives, aux côtés de nombreux autres représentants d'intercommunales. (Belga)

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