Pourquoi encore se rendre au Salon de l'auto?

12/01/16 à 20:59 - Mise à jour à 20:59

Source: Belga

La crise qui a violemment frappé le secteur automobile ces dernières années n'a pas été sans conséquences. L'une d'elles fait que plusieurs pays de l'Union européenne n'organisent plus leur salon national, faute de soutien de la part des importateurs locaux. Si Bruxelles est épargné, c'est pour ses vrais atouts.

Pourquoi encore se rendre au Salon de l'auto?

Pourquoi encore se rendre au Salon de l'auto? © BELGA

Certes, les marques ne compte pas (encore?) sur le Heysel pour dévoiler les premières mondiales prestigieuses, mais notre bon vieux rendez-vous de janvier figure plus que jamais à l'agenda du secteur, au même titre que les "autoshows" de Francfort ou Genève. En d'autres mots, le Salon de Bruxelles n'est pas prêt à disparaître car les importateurs y voient encore de très belles opportunités, notamment celle de mettre le public au contact des dernières nouveautés découvertes ces derniers mois, de façon dispersée, et de provoquer le processus d'achat.

Car au moment de Bruxelles, les nouveaux modèles sont déjà (ou presque) passés au stade de la commercialisation. Les importateurs belges estiment y réaliser jusqu'à un quart de leur chiffre d'affaire annuel, c'est dire. Et pour le consommateur belge, le Salon reste une opportunité unique de passer d'un modèle à l'autre sur la même journée, de toucher, de sentir, de tester un habitacle, ce qu'aucun site internet ne pourra jamais faire. Il ne s'agit pas uniquement de voitures, mais de tout ce qui tourne autour. Un exemple? Tout le volet crédit et financement, mais aussi assurances est assuré par la présence de professionnels de ces secteurs.

Si l'on relève que ces dernières années de moins en moins de ventes se concluent sur le Salon, c'est parce que les marques préfèrent un premier contact là-bas pour ensuite inviter les clients potentiels chez leurs distributeurs locaux, pour discuter, plus au calme, d'une offre concrète. Ce qui est même indispensable compte tenu qu'un achat de nouvelle voiture est, le plus souvent, conditionné à la reprise d'un ancien véhicule, chose difficile négociable dans les allées d'un Salon. Alors, démodé, le Salon? Pas du tout. (Belga)

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