Augmentation salariale des dirigeants de Dexia - Koen Geens demande de la compréhension

21/01/14 à 19:19 - Mise à jour à 19:19

Source: Le Vif

(Belga) Le ministre des Finances, Koen Geens, a demandé aux parlementaires de faire preuve de compréhension devant les difficultés à gérer la banque franco-belge Dexia et à trouver des personnes pour diriger un groupe voué à s'éteindre dans un contexte très concurrentiel

Augmentation salariale des dirigeants de Dexia - Koen Geens demande de la compréhension

L'augmentation de salaire de 30% accordée aux dirigeants du groupe franco-belge a suscité l'indignation de nombreux politiques et de représentants syndicaux. Plusieurs députés, dont Georges Gilkinet (Ecolo) et Dirk Van der Maelen (sp.a), ont relayé mardi ces sentiments en commission des Finances de la Chambre, en invoquant notamment les 50,02% détenus par la Belgique dans la "bad bank" (banque en déshérence). "Je respecte vos objections éthiques mais la concurrence est très forte et ni vous, ni moi ne pouvons diriger Dexia. C'est un aspect dont nous devons tenir compte. Beaucoup de gens ont déjà quitté le navire", a souligné M. Geens (CD&V). Le ministre a rappelé que les augmentations octroyées l'ont été après un avis du comité de rémunération rendu au conseil d'administration. Ce comité a procédé à une comparaison avec les rémunérations en cours dans le secteur. Koen Van Loo, le représentant de la Société Fédérale de Participation et d'Investissement (SFPI) qui détient les actions de l'Etat belge dans Dexia, a averti les autres administrateurs des risques de protestation de plusieurs instances, dont la Commission européenne, ainsi que de la sensibilité de l'opinion publique à l'égard des salaires, a indiqué le ministre. Le pouvoir d'invalider ces rémunérations appartient toutefois au seul conseil d'administration. L'Etat belge ne peut intervenir que dans le cadre de l'assemblée générale en refusant d'approuver le rapport du comité de rémunération. M. Geens n'a pas voulu tirer de conclusion finale dans ce dossier. Il doit encore s'entretenir avec son homologue français, Pierre Moscovici, (l'Etat français étant actionnaire de Dexia à 44%) et M. Van Loo. "Dexia est une entreprise de droit privé et non de droit public", a précisé M. Geens. Le groupe n'est donc pas soumis à la loi de 1991 sur les entreprises publiques. (Belga)

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