Attentat au Musée Juif : le suspect refuse d'être extradé vers la Belgique

04/06/14 à 16:34 - Mise à jour à 16:34

Source: Le Vif

(Belga) Le suspect de l'attentat au Musée Juif de Belgique à Bruxelles, le Français Mehdi Nemmouche, a refusé mercredi d'être remis à la Belgique qui a délivré un mandat d'arrêt européen à son encontre. "Nous souhaitons qu'il soit jugé en France d'abord parce qu'il est Français et qu'il est en France", a déclaré à la presse son avocat, Apolin Pepiezep, devant la cour d'appel de Versailles.

Attentat au Musée Juif : le suspect refuse d'être extradé vers la Belgique

Le mandat d'arrêt européen delivré par la Belgique avait été notifié au suspect peu auparavant. L'opposition de Nemmouche devrait retarder de quelques semaines sa remise aux autorités belges. Mehdi Nemmouche a été ensuite conduit à la maison d'arrêt de Bois d'Arcy, en région parisienne. Resté jusqu'ici mutique sur la tuerie, il était arrivé à la cour de Versailles dans un convoi composé de deux fourgons et d'une voiture banalisée, tandis que des policiers d'élite prenaient position. L'homme est soupçonné d'avoir tué le 24 mai trois personnes, un couple d'Israéliens et une retraitée française, et d'avoir laissé une quatrième victime, un jeune employé belge, dans un état désespéré. Mardi, sa garde à vue a été exceptionnellement prolongée au-delà des 96 heures prévues en matière antiterroriste. Cette mesure ne peut être ordonnée que dans deux cas: un risque imminent d'attentat ou les nécessités de la coopération internationale. L'enquête va maintenant se développer en Belgique. Même si les enquêteurs n'ont guère de doute, les expertises balistiques devront dire si les armes retrouvées sur Nemmouche à Marseille sont celles utilisées à Bruxelles. Ils vont également se pencher sur le réseau relationnel de Nemmouche dans notre pays. Dimanche, des perquisitions avaient ainsi été menées à Courtrai. Selon une source proche du dossier, en prison, Nemmouche a montré une "certaine fascination pour ce qu'avait fait Merah", qui avait assassiné trois militaires puis trois enfants et un père juifs, en mars 2012, à Toulouse et Montauban (sud-ouest). (Belga)

Nos partenaires