Arrêt de l'ERT en Grèce - Nouvelle réunion de crise pour la coalition gouvernementale

19/06/13 à 10:59 - Mise à jour à 10:59

Source: Le Vif

(Belga) En Grèce le Premier ministre, Antonis Samaras, devait retrouver mercredi ses partenaires de la coalition gouvernementale pour tenter de résoudre la crise causée par la fermeture brutale de la radiotélévision publique grecque, qui pourrait emporter le gouvernement.

Arrêt de l'ERT en Grèce - Nouvelle réunion de crise pour la coalition gouvernementale

Malgré la décision lundi soir du conseil d'Etat, ordonnant au gouvernement de trouver une solution provisoire de relance des antennes, les chaînes publiques grecques n'émettaient toujours aucun programme mercredi, huit jours après leur fermeture brutale qui a laissé 2.700 salariés sans emploi. L'heure de la rencontre entre M. Samaras et ses deux partenaires de la coalition gouvernementale, le leader des socialistes Pasok, Evangélos Vénizélos, et celui de la gauche démocratique Dimar, Fotis Kouvélis -- qui exigent la réouverture de la radiotélévision publique grecque --, n'était pas encore fixée. Le quotidien libéral Kathimerini évoquait un "dernier effort pour sortir de l'impasse" tandis que le journal de centre-gauche Ethnos estimait que les alliés de la coalition "jouaient avec le feu" dans la mesure où cette crise, si elle n'était pas résolue, pourrait précipiter la convocation d'élections, pour la troisième fois en un an. La Grèce doit, pour satisfaire aux exigences de ses bailleurs de fonds, Union européenne (UE) et Fonds monétaire international (FMI), mener à bien de vastes réformes visant à assainir son économie, dans le cadre d'un plan d'aide massif de 240 milliards d'euros. La suppression de quelque 4.000 postes de fonctionnaires d'ici la fin de l'année est l'une des mesures qu'Athènes s'est engagé à mettre en oeuvre. La fermeture de la radiotélévision grecque le 11 juin a mis un terme aux programmes de cinq chaînes de télévision et 24 stations de radio, mais elle a aussi bloqué la diffusion de la chaîne parlementaire grecque et celle des programmes de la BBC, TV5 et Deutsche Welle dans le pays. Lundi soir, lors d'une première réunion avec les deux autres partis représentés dans la coalition gouvernementale, le Premier ministre a proposé une reprise temporaire des programmes, avec une sorte de grille minimum de programmes réalisés par une trentaine de journalistes. Cette proposition devait être débattue lors de la nouvelle réunion de la coalition, ce mercredi. M. Samaras refuse de rétablir l'ERT telle qu'elle existait jusque là, affirmant que l'organisme coûte trop cher -- 300 millions d'euros par an -- pour un taux d'audience inférieur à 4%. Il a proposé d'indemniser les quelque 2.700 salariés licenciés. (Belga)

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