ArcelorMittal - Le banc syndical vient demander au gouvernement wallon un positionnement clair

05/09/13 à 10:42 - Mise à jour à 10:42

Source: Le Vif

(Belga) Les syndicats des travailleurs liégeois du groupe sidérurgique ArcelorMittal sont venus jeudi demander au gouvernement wallon de se positionner clairement sur le dossier en vue de la prochaine réunion tripartite, mais eux-mêmes ont des accents différents sur la stratégie à adopter.

ArcelorMittal - Le banc syndical vient demander au gouvernement wallon un positionnement clair

Une trentaine de travailleurs ont fait le déplacement aux portes de l'Elysette, le siège du gouvernement wallon à Namur, pour une rencontre que les syndicats ont sollicitée bien avant que leur direction ne leur pose, mardi, un ultimatum pour entrer en négociation sur base "des 12 points listés sur la feuille de route établie dans le cadre de la tripartite". Si la situation était calme à l'extérieur du bâtiment, où retentissait un pétard de temps à autre, à l'intérieur en revanche, les discussions pourraient être tendues. Le conseil des ministres restreint (le ministre-président Demotte, les vice-présidents Marcourt, Nollet et Antoine, ainsi que le ministre de l'Aménagement du territoire Henry pour l'avenir du site industriel) rencontre des syndicats qui ne s'entendent pas vraiment sur la stratégie à adopter. Pour la CSC (chrétien), il faut bien constater que le groupe de travail mis sur pied par le gouvernement n'a encore rien donné et qu'il n'y a pas de candidat repreneur. Il est temps de se lancer dans la négociation sur le plan industriel et un "vrai plan social", dans lequel "qui casse paie", a fait valoir David Camerini. "Pas de fatalisme", dit-on à la FGTB (socialiste), qui relativise l'ultimatum de la direction et se retranche sur l'accord de septembre 2012. Le syndicat socialiste veut surtout que, si mise sous cocon il devait y avoir, elle ne signifie pas les prémices d'une fermeture irrémédiable, selon Francis Gomez (FGTB Metal). Le cabinet du ministre de l'Economie Jean-Claude Marcourt avait déjà fait de la reprise des pourparlers tripartites l'une des priorités de sa rentrée politique. (Belga)

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