Après les dépenses, les 27 doivent à présent trancher le niveau de flexibilité du budget

08/02/13 à 14:18 - Mise à jour à 14:18

Source: Le Vif

(Belga) Les chefs d'État et de gouvernement européens n'avaient pas encore formellement repris, vendredi peu avant 14h00, leurs discussions sur le cadre budgétaire européen pour la période 2014-2020.

Après les dépenses, les 27 doivent à présent trancher le niveau de flexibilité du budget

S'ils ont plus ou moins pu se mettre d'accord à l'issue d'une nuit marathon sur le niveau des dépenses communes jusqu'à la fin de la décennie, les Vingt-sept doivent encore se mettre au diapason sur le degré de "flexibilité" de ce budget, c'est-à-dire la possibilité de réaffecter des fonds non-utilisés d'une année sur l'autre, ou d'un objectif politique vers un autre. Comme lors du bras de fer sur la hauteur des dépenses, c'est ici aussi David Cameron qui concentre toutes les attentions. Le Premier ministre britannique, soutenu par d'autres, souhaite une flexibilité minimale afin que les fonds non-utilisés soient restitués aux États membres. Mais plusieurs de ses partenaires qui ont fini par se résigner à l'austérité pour le budget européen réclament à présent que des transferts soient rendus possibles au sein de l'enveloppe globale. "Ce n'est qu'avec cette flexibilité qu'un certain nombre de pays accepteront à contrecoeur la grande différence prévue entre les crédits d'engagement (le plafonnement des dépenses à 960 milliards d'euros sur 7 ans, ndlr) et les paiements (versements effectifs fixés à un peu plus de 908 milliards). Si ce mécanisme n'est pas possible, l'accord ne sera pas approuvé -et certainement pas pour le Parlement", analyse un diplomate. De plus, le Premier ministre britannique souhaite que les modalités de cette flexibilité soient décidées à l'unanimité, ce lui qui garantirait un droit de veto sur ces questions. Une idée que refusent plusieurs autres pays qui préconisent plutôt une décision prise à la majorité. (MUA)

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