Antirétrovirus pour illégaux - - On ne peut remettre à la rue une personne gravement malade

18/02/13 à 19:53 - Mise à jour à 19:53

Source: Le Vif

(Belga) Le proposition de la présidente du CPAS d'Anvers Liesbeth Homans (N-VA) de lier l'octroi de soins médicaux urgents à des illégaux sous condition d'un engagement à quitter le territoire a surpris le cabinet de la secrétaire d'Etat à l'Asile et aux Migrations Maggie De Block (Open Vld).

Celle-ci a souligné qu'à l'heure actuelle tous les coûts de ce type de prise en charge sont remboursés intégralement par l'Etat fédéral au CPAS. La présidente du CPAS d'Anvers, Liesbeth Homans (N-VA), a proposé lundi de lier à l'avenir l'octroi d'une aide médicale urgente aux illégaux à la signature d'une lettre les engageant à quitter volontairement le territoire. Elle a plus précisément recommandé à la ministre de la Santé Laurette Onkelinx (PS) et à la secrétaire d'Etat à l'Immigration Maggie De Block (Open Vld) de lier aide médicale d'urgence aux illégaux à la signature d'une déclaration de retour volontaire. "Nous en comprenons vraiment pas cette proposition. Veut-on qu'une personne gravement malade, qui refuse de s'engager sur une telle voie, soit renvoyée à la rue et y perde la vie. Cela n'est tout de même pas possible", a réagi la porte-parole de Maggie De Block. Celle-ci a rappelé l'existence d'un arrêté royal de 1966 précisant que les personnes en séjour illégal ont droit à une aide médicale urgente si elles disposent d'une attestation médicale. "Le jugement médical est donc dans les mains du médecin, pas du CPAS", a-t-elle ajouté, rappelant qu'il revenait par contre au CPAS de vérifier si la personne est bien dans le besoin. Selon elle, le dispositif actuel va changer prochainement. Un nouveau dispositif de contrôle va être mis au point. Il en résultera que les frais médicaux ne seront plus pris en charge par le CPAS, mais par la Caisse Auxiliaire d'Assurance Maladie Invalidité. Celle-ci peut faire appel à un médecin conseil. (MUA)

Nos partenaires