Afghanistan - La CIA commence à fermer certaines bases et implantations satellites

24/07/13 à 19:01 - Mise à jour à 19:01

Source: Le Vif

(Belga) La CIA, chargée notamment des frappes de drones au Pakistan, a commencé à fermer certaines implantations en Afghanistan dans le cadre du retrait graduel des forces américaines d'ici la fin 2014, rapporte le Washington Post mercredi.

Afghanistan - La CIA commence à fermer certaines bases et implantations satellites

Parallèlement à la fermeture de nombreuses bases de l'armée américaine, la CIA compte faire passer le nombre de ses bases secrètes de douze à six en Afghanistan, selon le Post, citant des responsables américains s'exprimant sous le couvert de l'anonymat. "La présence prévue concerne six bases et quelques implantations satellites", selon un ancien officier de la CIA cité par le quotidien. La majorité des agents postés dans ces bases vouées à la fermeture seront basculés sur les bases de Kaboul, de Bagram, de Kandahar, de Mazar-e Sharif, de Jalalabad et d'Herat. C'est de Jalalabad que la CIA opère ses drones au-dessus des zones tribales pakistanaises contre les éléments d'al-Qaïda. Le nombre de frappes s'est considérablement réduit, avec 16 frappes cette année contre 122 frappes en 2010, selon un décompte de la New America Foundation. Les forces américaines en Afghanistan doivent passer de 66.000 à 32.000 d'ici février et mettre fin à leur mission de combat dans le pays à la fin 2014. Les Etats-Unis comptent maintenir environ 10.000 hommes pour des missions de formation de l'armée afghane et pour conduire des opérations antiterroristes mais les négociations avec le gouvernement d'Hamid Karzaï sont bloquées depuis plus d'un mois, faisant craindre à certains responsables américains la perspective d'un retrait total fin 2014. La réduction de voilure de la CIA s'inscrit dans ce cadre, mais aussi parce que son activité en Afghanistan est maintenant perçue "comme disproportionnée avec la menace posée par la direction diminuée d'al-Qaïda qui se trouve au Pakistan", affirme le Washington Post. Elle répond également à la volonté de son directeur John Brennan de recentrer l'agence sur ses missions traditionnelles de recueil du renseignement après une décennie de guerre contre le terrorisme, en Irak et en Afghanistan au cours de laquelle sa dimension paramilitaire a occulté le reste. (Belga)

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