Affaire Snowden: Vienne confirme que l'avion d'Evo Morales n'a pas été fouillé

07/07/13 à 15:32 - Mise à jour à 15:32

Source: Le Vif

(Belga) L'avion du président bolivien Evo Morales n'a pas été fouillé mardi par les services de sécurité autrichiens pour vérifier si Edward Snowden se trouvait à l'intérieur, affirme le président autrichien Heinz Fischer. L'appareil a dû faire escale à Vienne. L'épisode a provoqué une crise diplomatique entre la Bolivie et plusieurs Etats européens.

Un membre des autorités aéroportuaires est effectivement monté à bord de l'avion mais uniquement pour déterminer les raisons de l'escale après qu'a été signalé un problème technique. "Il n'y a pas eu d'inspection officielle", a affirmé dimanche M. Fischer au journal autrichien Kurier. Ces précisions semblent destinées à apaiser la situation après les déclarations contradictoires sur la manière dont avait été traité l'appareil dans lequel Evo Morales regagnait son pays après une visite à Moscou. La Bolivie a émis une protestation officielle face au refus de plusieurs pays européens (France, Italie, Portugal, Espagne) de lui accorder l'accès à leur espace aérien en raison de soupçons sur la présence éventuelle d'Edward Snowden dans l'avion présidentiel. Le gouvernement du Nicaragua a par ailleurs révélé samedi soir que l'ex-consultant du renseignement américain avait expliqué, dans une lettre de demande d'asile, sa crainte de ne pas être jugé de façon équitable aux Etats-Unis. "Etant donné les circonstances, il est improbable que j'aie un procès juste ou que je sois traité de façon convenable avant le procès, et je risque la prison à vie ou même la mort", a écrit Edward Snowden. Ce dernier est toujours bloqué dans la zone de transit de l'aéroport de Moscou-Cheremetievo. Il a demandé l'asile à 21 pays, dont la plupart ont refusé. Trois pays latino-américains, le Venezuela, le Nicaragua et la Bolivie, sont cependant prêts à l'accueillir. Mais des incertitudes planent sur la manière dont le fugitif, recherché pour espionnage par Washington, pourrait rejoindre un pays d'accueil. (Belga)

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