Affaire Cahuzac: la droite suspend sa participation à la commission parlementaire

24/07/13 à 21:40 - Mise à jour à 21:40

Source: Le Vif

(Belga) Les députés UMP (opposition de droite) ont suspendu leur participation à la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Cahuzac après le refus de la majorité socialiste que soit entendu le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, a annoncé leur président Christian Jacob mercredi soir.

Mardi l'UMP avait demandé l'audition de Jean-Marc Ayrault à propos d'un échange qui aurait eu lieu le 16 janvier à l'Elysée entre le président François Hollande, Jean-Marc Ayrault et le ministre de l'Economie Pierre Moscovici, en présence de Jérôme Cahuzac, alors encore ministre du Budget. M. Moscovici avait fait état de cet échange devant la commission parlementaire, mais Jérôme Cahuzac a affirmé mardi qu'il n'en gardait aucun souvenir. L'enquête parlementaire porte sur "d'éventuels dysfonctionnements dans l'action du gouvernement et des services de l'Etat", entre le 4 décembre 2012, date de la publication par Mediapart d'informations sur l'existence d'un compte caché en Suisse détenu par Jérôme Cahuzac, et le 2 avril 2013, jour de ses aveux publics. L'ancien ministre du Budget a été depuis inculpé pour blanchiment de fraude fiscale. "On a deux ministres qui disent des choses différentes sur cette réunion du 16 janvier, à laquelle a participé le président de la République. Donc il faut absolument que Jean-Marc Ayrault vienne s'expliquer devant la commission. S'il ne vient pas, cela veut dire qu'il a quelque chose à cacher", a déclaré Christian Jacob. Les membres du gouvernement assurent qu'une "muraille de Chine" avait été érigée le 10 décembre autour de Jérôme Cahuzac après les premières informations de Mediapart, de sorte qu'il ne puisse être associé aux investigations entreprises pour vérifier la véracité des informations du site internet. M. Moscovici a toutefois reconnu l'existence d'un échange le 16 janvier, à l'issue d'un conseil des ministres, au cours duquel il avait informé MM. Hollande et Ayrault de la possibilité d'utiliser la procédure d'entraide administrative avec la Suisse. Il a affirmé que M. Cahuzac était présent mais que "son avis n'avait pas été demandé". (Belga)

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