Accident de montgolfière à Louxor - Les accidents de montgolfière sont très rares en Belgique

26/02/13 à 12:56 - Mise à jour à 12:56

Source: Le Vif

(Belga) Les accidents de montgolfière sont très rares en Belgique. On compte seulement un accident mortel en quarante ans, a indiqué mardi Frédéric Maron, représentant francophone de l'Aéro-club de la Fédération royale d'aérostation de Belgique (FRAB). La réglementation en vigueur en Belgique est par ailleurs plus stricte que dans d'autre pays, a pour sa part souligné un représentant d'Aviabel, société d'assurances spécialisée dans le secteur de l'aéronautique.

Un incendie s'est déclaré mardi dans une montgolfière qui effectuait un vol au-dessus des pyramides égyptiennes, à Louxor, provoquant son explosion et la mort des 19 personnes à son bord. Il s'agit de l'accident le plus meurtrier de ce type survenu depuis une vingtaine d'années. "Le fait d'une explosion n'est vraiment pas courant. Habituellement, les causes des accidents en montgolfière sont humaines; le pilote est souvent mis en cause en raison d'une faute au niveau de la préparation", explique Frédéric Maron. Par ailleurs, une nacelle de 20 personnes "n'est pas anormale; c'est même courant. La capacité de la nacelle dépend du volume du ballon". Le seul accident mortel survenu en Belgique en quarante ans a eu lieu le 21 avril 2011. Le pilote du ballon, un homme de 70 ans, est décédé tandis que les cinq autres passagers ont été blessés. Le ballon a raté son atterrissage dans une prairie à cause d'une bourrasque de vent et a finalement atterri dans un fossé. La demande de vols en ballon est assez forte en Belgique, aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne mais, depuis quelques années, celle-ci a baissé en raison de la crise, selon le représentant de l'Aéro-club. L'activité s'est développée dans de nombreux lieux touristiques comme les châteaux en France ou les pyramides en Egypte, explique-t-il encore. Les accidents de montgolfière avec blessés ou incidents, comme un problème d'atterrissage, sont "plutôt rares comparés aux autres sports aériens, comme le parapente par exemple", explique l'assureur d'Aviabel. "De plus, la réglementation belge est assez stricte en ce qui concerne les contrôles de la navigabilité, les brevets des pilotes, les conditions météorologiques, la maintenance...". (QUJ)

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