Abdication - Delphine Boël désormais confrontée à un citoyen lambda

03/07/13 à 19:20 - Mise à jour à 19:20

Source: Le Vif

(Belga) L'abdication du roi Albert qui sera effective le 21 juillet prochain, entraînera par la même occasion la perte du principe d'inviolabilité de sa personne. Delphine Boël, qui cherche à prouver devant les tribunaux qu'elle est bien la fille naturelle du souverain, n'est plus donc confrontée qu'à un citoyen lambda.

Abdication - Delphine Boël désormais confrontée à un citoyen lambda

Le 20 juin dernier, Delphine Boël a saisi le tribunal de première instance de Bruxelles afin d'obtenir l'ADN des membres de la famille royale pour tenter de prouver qu'elle est bien la fille naturelle du Roi. L'action en justice vise à faire comparaître Albert, et ses enfants Philippe et Astrid. Après sa décision d'abdiquer, rendue publique mercredi, Albert devient un citoyen comme un autre. Il ne jouit donc plus du principe de l'inviolabilité de la personne du Roi, établi par l'article 88 de la Constitution. Principe que devrait par contre récupérer son fils aîné, le prince Philippe. L'avocat représentant Delphine Boël, Alain De Jonge, n'a pas souhaité faire de commentaire sur l'évolution de la procédure à la suite de ce pas de côté effectué par Albert II. Si la donne semble un peu plus favorable pour Mme Boël qui pourrait directement essayer de prouver sa filiation, une demande de vérification de l'ADN ne s'introduit cependant pas du jour au lendemain. "Il y a une procédure à suivre", rappelle le constitutionnaliste Francis Delpérée. Le tribunal de première instance de Bruxelles doit se réunir le 3 septembre afin de fixer un calendrier concernant la demande de Mme Boël. L'existence de Delphine Boël, née en 1968, avait été révélée en octobre 1999 par Mario Danneels, auteur d'une biographie sur la reine Paola. Il expliquait qu'Albert avait eu un enfant hors mariage. Le Roi a reconnu à l'égard de l'opinion publique l'existence de sa fille cachée lors de son discours de Noël de 1999. Artiste ayant exercé ses talents à Londres puis établie à Bruxelles, Delphine Boël, mère de deux enfants, affirmait encore en 2008 qu'elle avait tourné la page avec son passé de fille naturelle du souverain belge. Mais elle a récemment choisi de reprendre la voie judiciaire en raison de discriminations dont elle se dit victime depuis que sa filiation a été rendue publique. (Belga)

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