"15% des patients ayant été dans le coma ne récupèrent pas totalement"

23/11/12 à 06:41 - Mise à jour à 06:41

Source: Le Vif

(Belga) Environ 15% des patients qui ont été dans le coma à la suite d'un accident présentent encore après revalidation des signes de désorientation ou des troubles du comportement. C'est ce qu'indique vendredi le Specialistenkrant (Journal du Spécialiste). Pour de tels patients, il n'y a actuellement pas de véritable possibilité d'accueil. Marleen Moonen, médecin en chef de la clinique de revalidation Inkendaal à Vlezenbeek (Brabant flamand), plaide donc pour une solution structurelle.

Les patients sont souvent des personnes relativement jeunes, des hommes pour la plupart, avec une famille et des enfants. Ils ont eu durant une longue période un manque général d'oxygène dans le cerveau, par exemple à la suite d'une asphyxie, d'une noyade ou d'une très longue réanimation. Un passé psychiatrique ou toxicomane augmente par ailleurs le risque de séquelles mentales. "Ces patients ne sont pas en état de vivre sans assistance, mais souvent ils ne sont pas acceptés en psychiatrie ou dans une autre institution, car ils sont considérés comme des patients difficiles", explique le Dr Moonen. De plus, en raison de leur âge, ils ne peuvent pas encore intégrer une maison de repos et de soins. "Les patients doivent donc rester à l'hôpital car ils ne peuvent aller nulle part ailleurs", poursuit le Dr Moonen. "Il est évident qu'un hôpital, où de nouvelles personnes arrivent en permanence et d'autres en repartent, n'est pas un lieu idéal pour une personne qui est désorientée. En outre, d'autres patients restent en liste d'attente." Le médecin plaide donc en faveur d'une solution structurelle pour ces patients. "Si les institutions étaient par exemple mieux encadrées et disposaient de plus de moyens financiers et de personnel, elles pourraient peut-être bien accueillir des patients réputés difficiles", conclut-elle. ATTENTION EMBARGO (SGI)

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